30/10/2014

Colombie – Le premier quotidien destiné aux personnes qui ne savent pas… lire

6 colombiens sur 10 ne savent pas lire : le quotidien El Tiempo a décidé de lutter contre l’illettrisme en éditant un journal adapté à ses « lecteurs » un peu particuliers.

L’actualité sert de matériau de fond : des exercices d’écriture dans le journal s’appuient sur les mots du jour tandis que les photos servent de soutien pour comprendre la signification de ces lettres collées une à une.

Envoyés dans les centres d’éducation, le journal comble une lacune des manuels scolaires qui ne sont pas adaptés aux adultes.

Vous aurez (peut être) la larme à l’oeil en regardant la vidéo ci-dessous, car ces femmes et ces hommes plus ou moins âgés qui décident d’apprendre sont touchants.

Newspaper teach you to learn by Sancho BBDO from I-C Studios S.A.S. on Vimeo.

30/10/2014

Etats-Unis – L’Oculus Rift utilisé pour immerger le lecteur dans un dossier

Des Moines Register, basé en Iowa, s’est intéressé aux possibilités offertes par la réalité augmentée et notamment l’utilisation de l’Oculus Rift.

Evidemment, assez peu de lecteurs du quotidien sont équipés de casque de réalité augmenté. L’idée était vraiment de comprendre les logiques de production pour arriver à réaliser un produit satisfaisant.

Tout est parti d’un gros dossier autour d’une problématique de société : que vont devenir les fermiers, et donc notre paysage, si les nouvelles générations ne veulent plus prendre la relève et si de nouveaux entrants créent une concurrence sur le marché ?

Décliné sur le papier et sur le web de façon traditionnels, il profite donc de cette expérimentation qui a nécessité des moyens importants.
Un exemple : afin de pouvoir recréer la ferme en 3D et y associer toutes les données – dans tel silo, il y a du maïs – trois personnes sont restées trois mois sur place.

La vidéo « behind the scenes » disponible ci-dessous donne la mesure des compétences nécessaires à un tel projet.

30/10/2014

France – La Marseillaise met de la vidéo dans ses vidéos

Le site web de La Marseillaise expérimente régulièrement de nouveaux formats pour raconter des histoires.
Cette année, afin de présenter le programme de la Fiesta des Suds, le journaliste Paul Goiffon à créé une vidéo « augmentée ».

Au gré des interviews, sur les visages des artistes, des blocs cliquables apparaissent. Ils permettent de visionner de nouvelles vidéos, lire un simple texte ou renvoyer vers d’autres pages.

Le résultat est étonnant, notamment le principe de la reconnaissance faciale. Une fois tagué, le visage a beau bouger dans tous les sens, la zone de clic suit les mouvements sans latence.
Si dans la vidéo de Paul Goiffon, les personnes restent relativement calmes, cette technologie pourrait devenir plus intéressante pour un sport, avec par exemple le suivi des stats joueur par joueur accessible pendant le match ou l’épreuve.

Cette enrichissement de vidéo a été possible grâce à une solution développée par Wirewax.

30/10/2014

Etats-Unis – Le New York Times fait appel aux lecteurs pour analyser ses archives

Intitulé Madison, en référence à la rue de New York sur laquelle étaient installées de nombreuses agences de publicité, l’objectif final de l’outil n’est pas simplement de remplir une base de données, mais de faire sortir de ces données une vision de la société telle que représentée par les publicités.

Les archives du New York Times, entièrement numérisées, sont accessibles en ligne depuis près de deux ans maintenant.
Si les textes contenus dans les articles sont relativement faciles à extraire pour un outil OCR, le contenu des publicités est autrement plus compliqué à faire analyser par une machine.

D’’où l’idée du New York Times d’utiliser les lecteurs comme «analyseurs» des publicités. Un peu à la manière des captcha de Google qui permettent d’affiner les scans parfois hasardeux de Google Books, l’idée ici est faire entrer le lecteur dans un « tunnel » : point de formulaire compliqué avec plein de cases, mais une succession de questions qui permettent d’ajouter des méta tags à une publicité.

30/10/2014

Etats-Unis – Des dates + des « touchdown » + des courbes = une belle histoire

Les fanatiques de sports américains adorent les chiffres ! Pourvu qu’ils aient du sens et que l’on puisse les comparer.

Le quarterback vedette de Denver, Peyton Manning, a battu mi-octobre le nombre de touchdown d’un joueur NFL (principale ligue de football américain) : 510.

Comment comparer ce record avec ses pairs ? Et comment le comparer avec les précédents records ?
Avec un jeu de données relativement simple – nom des joueurs, début de leur carrière, durée de leur carrière, nombre de touchdown, l’équipe de The Upshot (datajournalistes du New York Times) a réalisé une brillante infographie interactive qui, d’un coup d’oeil, montre combien ce record est exceptionnel.

L’usage de ces données est particulièrement intéressant à relever, car différents angles ont pu être exploités. Si le principal reste le record dans l’absolu, en comparant les âges, on s’aperçoit que Peyton Manning a encore quelques belles années devant lui, et que son record sera particulièrement difficile à battre.

30/10/2014

Pologne – Gazeta Wyborcza lance un site dédié au journalisme de données

Le quotidien polonais a lancé début octobre BIQdata.pl. « Le principe est le suivant : le texte vient commenter la visualisation, et ce n’est pas la visualisation qui vient illustrer le texte » explique le journaliste Vadim Makarenko, en charge du projet.

En Pologne, certaines associations ont déjà adopté cette logique pour leur communication, mais aucun site média ne s’était encore lancé.
Une tendance plus globale dont les premières expériences notables ces dernières années sont des sites comme quartz ou ampped.

Les outils utilisés pour les visualisations sont disponibles la plupart du temps en open source et relativement connus dans les rédactions, tels datawrapper, timeline JS de knightlab et plotly, ou alors sont des outils initialement utilisés pour du « business intelligence » comme Tableau public.

« Pour ce projet, nous avons fait travailler ensemble un journaliste, un éditeur, un designer et un développeur » ajoute Vadim Makarenko.

30/10/2014

Allemagne – Le Berliner Morgenpost survole la ville en mode « oiseau »

Pour prendre de la hauteur, le quotidien allemand Berliner Morgenpost embarque ses internautes sur le dos d’un oiseau. C’est ainsi que le quotidien allemand a décidé de mettre en scène tous les grands travaux de la capitale berlinoise. Le premier test, convaincant, permet de survoler le projet de transformation de l’aéroport de Tempelhofer.

La « vue d’oiseau » est une fonctionnalité récente dans les applications de cartographie, qui transforment la vue perpendiculaire (et donc plate) en une vue inclinée. En trois dimensions, on voit donc apparaître les reliefs et les silhouettes des immeubles.
Idéal pour naviguer dans une ville dont les nombreux travaux de construction sont parfois mal compris.

Le Berliner Morgenpost utilise des solutions techniques open source comme Open Street Map et le code développé par Vizicities.

30/10/2014

Allemagne – La table interactive de Bild pour traiter les photos

Bild s’est équipé d’un système d’édition de photos étonnant. Basé sur la technologie de sedna touch, le principe reproduit les tables interactives que l’on voit apparaître depuis quelques temps chez Microsoft ou ailleurs.

Mais chez Bild, l’idée n’est pas se limiter à une table photo de visionnage et de sélection, c’est aussi un outil qui permet d’éditer les photos afin de voir, dans le contexte, ce qu’elles pourraient donner dans le journal.

La technologie sedna est un tout, à la fois hardware et software. Elle repose sur une couche logicielle qui intègre la gestion particulièrement fine des trackpads Apple afin de permettre à l’utilisateur de « jouer » avec ses doigts pour travailler les images.

La techno n’est pas nouvelle en tant que telle – Sedna était par exemple déjà présent à Vienne en 2011 - mais les récentes versions permettent vraiment une mise en production.

22/09/2014

France – Sud Ouest enrichit son offre abonnés avec l’Edition du Soir

Depuis le 1er septembre, Sud Ouest propose une édition numérique pour ses abonnés en fin de journée. Sans surcoût, elle permet aux lecteurs du quotidien d’avoir un rappel de l’actualité du jour ainsi que, en avant-première, certains articles de l’édition papier du lendemain matin.

« Publiée à 19 heures, cette édition offre une sélection des sujets les plus intéressants du jour » explique Sébastien Marraud, rédacteur en chef internet, « ainsi que deux ou trois articles qui paraitront le lendemain dans le papier. Il s’agit plutôt de reportages, de décryptages, de papiers au temps de lecture relativement long ».

Pour mettre en place cette édition, la rédaction de Sud Ouest a créé deux nouveaux postes d’éditeurs, dont le rôle est à la fois de récupérer et d’adapter les articles mais aussi de produire des articles spécifiques. « Et parfois nous demandons aussi à d’autres journalistes de réaliser un sujet pour cette édition ».

« C’est un projet relativement léger, nous avons tout développé en interne, en branchant notre CMS historique (Léa) à une interface qui génère les fichiers pour la webapp ». Car cette édition du soir n’est ni une application ni un simple pdf : il s’agit d’une webapp, développée responsive design afin d’être facilement déclinée sur toutes les tailles d’écran. « Pour autant, le contenu est consultable offline : la quinzaine d’articles de l’édition est chargée en quelques secondes, et hormis quelques morceaux de code – comme une visualisation réalisée avec datawrapper par exemple – l’intégralité du contenu est accessible une fois déconnecté. »

Pour le moment, il n’existe pas de produits commerciaux spécifiques à cette édition. « Il s’agit vraiment d’un plus lecteur, afin de maintenir le nombre d’abonnés voir d’en gagner de nouveaux. D’ailleurs depuis la rentrée on constate une augmentation du nombre d’abonnement, mais les raisons peuvent être multiples. »

22/09/2014

USA – Le Financial times lance son application pour les montres connectées

En pleine excitation autour de l’Apple Watch, le Financial Times continue ses déclinaisons avec cette fois-ci une édition spécifique pour les smartwatches – et à terme tout « wearable » (ces habits ou accessoires qui sont connectés).

Sur le fond, l’idée est d’être présent sur tous les écrans accessibles par un lecteur.

Sur la forme, le Financial Times profite de deux développements techniques.

. Le premier, en interne, est une API qui permet d’exporter à peu près n’importe où et dans n’importe quel format le contenu publié sur le site du Financial Times.
Le Financial Times propose le contenu de son édition FastFT, des breaking news 24h/24h « à la twitter », c’est à dire dans un format court.

. Le second est spécifique à la montre Gear S de Samsung : il s’agit de la technologie Spritz, qui est intéressante à retrouver sur des écrans aussi petits. Spritz est tout à fait étonnant : plutôt que d’avoir le texte statique et les yeux qui défilent, les yeux sont fixes et le texte défile, mot après mot.

Pour faire un test, rendez-vous sur le site http://www.spritzinc.com/, choisissez le petit drapeau français, et laissez-vous aller à lire un texte qui défile.